Prolapsus pelvien et Promontofixation

Quelques définitions

Les organes présents dans le petit bassin féminin sont maintenus grâce à un ensemble de muscles et de ligaments qui constituent le plancher pelvien. Celui-ci joue le rôle de hamac sur lequel reposent la vessie, l’utérus et le rectum.

 

On parle de prolapsus, anomalie appelée communément « descente d’organes », lorsque ces organes ne sont plus soutenus et font saillie à des degrés divers dans le vagin ou même au-delà de la vulve si le prolapsus est extériorisé.

Il peut concerner isolément ou en association la vessie (cystocèle), l’utérus (hystérocèle) et le rectum (rectocèle).

 

 

 

En cas de prolapsus le traitement chirurgical est nécessaire en cas de gêne importante ressentie par la patiente. Deux grands types d’interventions chirurgicales peuvent être proposées :

  •  La voie haute ou abdominale plus solide, plus durable dans le temps réservée aux patientes de moins de 75 ans en bon état général dont le prolapsus en général n’a jamais été opéré. Cette intervention est plus invasive que la voie basse avec des suites opératoires un peu plus longues raison pour laquelle elle est réservée aux patientes sans antécédents importants. La Promontofixation est réalisée par voie coelioscopique et consiste à fixer une ou deux bandelettes de nylon bio-compatible en fonction du type de prolapsus entre la vessie et le vagin pour les descentes de vessie (cystocèle) et entre le vagin et le rectum pour les descentes du rectum (rectocèle).
    • Les bandelettes sont alors fixées solidement au promontoire (en avant du disque entre la dernière vertèbre lombaire et le sacrum) formant alors un hamac évitant toute récidive.
    • La bandelette est en polypropylène (nylon), bien tolérée par l’organisme et non rejetée. Elle va former sous l’urètre un hamac permettant une fermeture de celui-ci pendant l’effort et ainsi éviter les fuites.

Les suites opératoires après une coelioscopie sont simples et nécessitent une hospitalisation de 2 à 4 jours. Une sonde vésicale est laissée en place 1 ou 2 jours. Il faut éviter une constipation en prenant un traitement laxatif, éviter tout effort important et le port de charges lourdes pendant 2 mois ainsi que les rapports sexuels.

L’avantage est aussi la préservation de la vie sexuelle car il n’y a pas de réduction de la cavité vaginale.

 

 

 


Pour aller plus loin : Fiches d’intervention AFU – Promontofixation coelioscopique

                                                                                                          – Cure de prolapsus voie vaginale


 

 

 

 

  •  La voie basse aborde le prolapsus par « voie naturelle » c’est à dire par la cavité vaginale. Cette technique est réputée moins solide que la voie haute mais avec des suites opératoires plus simples et s’adresse donc à des femmes plus âgées aux antécédents plus lourds et n’ayant plus de rapports sexuels.
    • Il n’y a pas d’incision abdominale et la vessie et le rectum sont soutenus par les muscles et les tissus naturellement présents ce qui explique la moindre solidité par rapport à la voie haute. En général la cavité vaginale est rétrécie (difficulté pour les rapports sexuels ultérieurs) et l’utérus lorsqu’il descend peut être enlevé.
    • Les suites opératoires nécessitent une hospitalisation de 2 ou 3 jours. Une sonde vésicale est laissée en place 48 heures. Il faut éviter une constipation en prenant un traitement laxatif, éviter le port de charge lourde et les efforts violents pendant au moins 1 mois. Des pertes vaginales sanglantes persistent pendant 3 semaines interdisant les bains et les rapports sexuels.

 

 

 


Pour aller plus loin : Fiches Suites d’intervention AFU – Promontofixation coelioscopique

                                                                                                                – Cure de prolapsus voie vaginale


 

 

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