Cancer de la vessie

Introduction

Les tumeurs de vessie ou polypes sont des prolifération de carcinome dans la vessie.

Les polypes de vessie se classe en 2 catégories :

  • polype dit superficiel s’il n’infiltre pas le muscle : Tumeur de vessie n’infiltrant pas le muscle
  • polype est dit infiltrant : Tumeur de vessie infiltrant le muscle
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SIGNES CLINIQUES

Le polype de vessie peut entrainer plusieurs symptômes urinaires qui peuvent être communs à d’autres pathologie

( calculs urinaire , hypertrophie de la prostate , sténoses urétrales ….).

  • Hématurie ou sang dans les urines

  • Troubles mictionnels irritatifs :

    • Urgence mictionnelles avec difficulté de se retenir d’urine

    • augmentation de la fréquence des mictions,

    • voire fuites urinaires

  • Douleurs dans la vessie ou hypogastriques ( abdominales basses)

  • Infection urinaires

FACTEUR de RISQUE

Tabagisme quelque soit le nombre d’année de tabagisme et le nombre de cigarettes fumées. Le risque est le même que la population générale après 15 ans d’arrêt du tabac .
Professionnels : travailleurs exposés aux solvants dans les peinture, colorants, goudrons, teintures

 

DIAGNOSTIC

  • Echographie vésicale : le polype de vessie peut être retrouvé sous la forme d’un bourgeon sur la vessie , irrégulière , dont la taille est variable

  • Fibroscopie urétro- vésicale : Il s’agit d’un examen endoscopique avec caméra qui consiste à introduire dans le canal urétral, jusqu’à la vessie, un endoscope qui permet de de définir les caractéristiques du(des) polypes (nombre, taille, localisation, aspect)

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  • Cytologie urinaire : analyse d’urine qui permet de rechercher des cellules tumorales qui permettent d’évaluer la gravité du polype

  • Uroscanner : permet de voir le polype et l’atteinte du muscle vésical ; le fonctionnement et l’état de l’appareil urinaire excréteur ( uretère , bassinet ) et des reins , et également de faire le bilan d’extension à distance (ganglions, foie, os, poumon) dans le cas de polypes infiltrant
  • IRM Vésicale : idem que le scanner

 

TRAITEMENT

Le 1 er temps du traitement consiste à réaliser, par les voies urinaires une ablation du polype : Résection endoscopique de la vessie.

L’Intervention se déroule au bloc opératoire, sous anesthésie (générale, loco-régionale ou rachianesthésie), après contrôle de la stérilité des urines .
Une évaluation anesthésique est réalisée en préopératoire en consultation avec un anesthésiste, au 1er étage de la maison des consultants .

En cas d’infection urinaire , l’intervention est reportée aprés traitement antibiotique. 

L’intervention consiste à extraire le polype de la vessie et d’envoyer les fragments à l’analyse histologique. Le but est d’obtenir une histologie et une stadification du polype.

Dans certaines situations (cytologie positive, récidive, contrôle avant traitement d’entretien) , l’intervention peut être réaliser avec l’instillation dans la vessie d’un colorant (Hexvix®), 1 heure avant l’intervention, qui permet une visualisation par fluorescence des lésions de petite taille .

 

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Pour aller plus loin : Fiche d’information AFU – Résection endoscopique de la vessie


 

Suites opératoire

Elles sont habituellement simples .

Une sonde vésicale et des lavages vésicaux sont mis en place au cours du geste opératoire et retirés dès que l’urine devient claire. La sonde vésicale peut entrainer des brulures ou des fausses envies que l’on appelle spasmes. Ces douleurs pourront être traiter par des traitements spécifiques

Le patient reste hospitalisé quelques jours, en moyenne 1 à 3 jours post opératoire (en fonction de la taille du polype, l’existence ou non de traitement antiaggregant plaquettaire ou anticoagulant qui peuvent prolonger l’hospitalisation). La sortie a lieu en principe le jour de l’ablation de la sonde vésicale, ou le lendemain, dans certains cas . Après l’ablation de la sonde, le patient peux présenter des brulures en urinant, des difficultés à se retenir, des urines colorées voire rouges. Cela rentre dans l’ordre en quelques semaines.

La reprise de l’activité professionnelle peut être envisagée habituellement après une dizaine de jours.

Le patient est revu dans le mois qui suit l’intervention.

 


Pour aller plus loin : Fiche suite d’intervention AFU – Résection endoscopique de la vessie


 

Surveillance ultérieure

Le risque des polype de la vessie est la récidive (qui est fréquente) et la progression vers un stade plus agressif.

Une surveillance régulière sera organisée par :

  • Fibroscopie (camera dans les voies naturelles sous anesthésie locale)
  • Cytologie urinaire
  • Interrogatoire et examen clinique

Le rythme sera précisé en fonction du type de polype.

 

Prise en charge des tumeurs de vessie n’infiltrant pas le muscle

  • Dans les cas de carcinome urothélial peu agressif, une surveillance sans traitement sera suffisante.
    • bas grade,
    • superficiel
    • de petite taille,
  • Dans les cas de carcinome urothélial plus agressif, un traitement préventif de la récidive peut être envisagé
    • haut grade,
    • infiltrant la muqueuse
    • gros volume

Ce traitement préventif repose sur des instillations endo-vésicales : introduction d’un produit dans la vessie ( Amétycine ou BCG ) par le voies naturelles à l’aide d’une sonde vésicale.

Ces instillations se font en externe par l’urologue, une fois par semaine pendant 6 à 8 semaines. Des cures d’entretiens peuvent être envisagées par la suite.

 

Prise en charge des tumeurs de vessie infiltrant le muscle

Le traitement conservateur n’est pas le standard de traitement. Il s’agit d’un cancer de la vessie qui nécessite une exérèse complète de la vessie.

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